Courbatures – ça vaut la peine de souffrir
Les courbatures sont perçues comme une douleur musculaire.
On appelle courbatures la sensation de douleur musculaire qui apparaît après une sollicitation inhabituelle des muscles. Cette douleur survient en général environ 24 à 48 heures après l'effort et disparaît habituellement au bout d'environ 4 jours. Tu ne ressens donc pas la douleur immédiatement après l'effort. Les processus de réparation des muscles peuvent toutefois durer plusieurs semaines dans ce cas. Les courbatures signifient que le muscle présente de minuscules microlésions (microtraumatismes). Le disque Z du sarcomère est alors déchiré.
Bien que l'on dise souvent le contraire, les courbatures n'ont rien à voir avec une accumulation de lactate dans le muscle. Les microlésions mentionnées ci-dessus apparaissent lorsque les fibres musculaires produisent de la force alors que le muscle est d'une longueur inhabituellement grande. Par exemple, lorsque tu descends une pente raide pendant une randonnée.
Éviter les courbatures en s'étirant ?
De nombreux sportifs tentent d'éviter l'apparition de courbatures en effectuant des exercices d'étirement avant ou après leur entraînement de force. Malheureusement, cela ne te mènera pas au but. Comme mentionné plus haut, il s'agit de microlésions. En étirant les fibres musculaires, tu ne pourras pas réduire ni empêcher les courbatures.
Courbatures : bonnes ou mauvaises ?
Les douleurs dues aux microlésions disparaissent en général au bout d'environ
4 jours. Tu n'as donc pas à t'inquiéter en cas de courbatures, bien au contraire. Les courbatures entraînent notamment une adaptation de la longueur des fibres musculaires. Ton muscle ajoutera des sarcomères en série pour se protéger de telles microlésions.
Lorsque des microlésions surviennent dans les fibres musculaires, les cellules satellites sont activées. Les cellules satellites sont des cellules souches musculaires qui jouent un rôle important dans le développement musculaire. Elles commencent à se multiplier par division cellulaire et forment de nouveaux noyaux cellulaires, qui peuvent être intégrés dans les fibres musculaires existantes. Un plus grand nombre de noyaux cellulaires est favorable à la croissance musculaire, car c'est dans le noyau cellulaire, sous forme d'ADN (acide désoxyribonucléique), que se trouve le plan de fabrication de nouvelles protéines musculaires.